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Parcours

Éleveur le matin, technicien l'après-midi

22 juin 2026 · 5 min de lecture

Bastien dans un pâturage du Cantal avec l'une de ses vaches

Éleveur, c'est un métier à temps plein. Pas un métier qu'on fait « à côté » d'autre chose. Je suis éleveur allaitant : pas de traite, mais un troupeau qui demande une surveillance quotidienne — vêlages, soins, alimentation — qui ne se décale pas parce qu'un client a un ordinateur en panne. Et pourtant, je fais aussi du dépannage informatique depuis plusieurs années, dans le Cantal. Voici comment les deux tiennent ensemble.

Le problème n'est pas le temps, c'est sa forme

Contrairement à une idée reçue, le métier d'éleveur laisse des plages de temps disponibles dans la journée — mais fragmentées, imprévisibles, et rarement au bureau. Le dépannage informatique classique suppose l'inverse : être présent, disponible, concentré sur une seule tâche à la fois. Ces deux rythmes sont, à la base, incompatibles.

C'est ce constat qui a motivé la création de BAO : pas un outil pour aller plus vite dans l'absolu, mais un outil pour rendre chaque intervention interruptible, reprenable, et suivable à distance.

Ce que ça change concrètement

  • Une désinfection antivirale ou une migration Windows peut tourner seule pendant que je m'occupe d'autre chose, sans surveillance constante — voir Désinfection antivirale.
  • Le bureau distant permet de reprendre une intervention commencée le matin, terminée le soir, ou même depuis un téléphone entre deux tâches à la ferme.
  • Les rapports d'intervention automatiques évitent d'avoir à tout noter mentalement en attendant de pouvoir écrire un compte rendu.

Le résultat n'est pas parfait — certaines semaines, l'un des deux métiers prend clairement le dessus sur l'autre. Mais sans ces automatisations, il aurait fallu choisir entre les deux. Et je n'avais pas envie de choisir.

Un exemple très concret de cette organisation : Dépanner un PC depuis la cabine du tracteur.